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Chauves-souris

Les chauves-souris, les reines de la nuit :

Souvent méconnues et malaimées, les chauves-souris font l’objet de nombreuses idées reçues. Pourtant, ces petits mammifères nocturnes sont fascinants !

Le terme « Chiroptère » signifie « celui qui vole avec ses mains ». En effet, les chauves-souris sont les seuls mammifères, connus à ce jour, capables de voler. Insectivores, elles participent à la régulation naturelle des populations d’insectes et notamment les moustiques et ravageurs de cultures. Elles chassent grâce à un système d’écho-localisation très performant, leur conférant une idée précise de leur environnement.

Leur cycle biologique est adapté à leur régime alimentaire. L’hiver, les chauves-souris hibernent dans des grottes ou des caves, des gîtes frais, humides et surtout tranquilles. L’été, les femelles se retrouvent sur des sites de parturition afin de mettre bas et d’élever leur unique jeune de l’année. Les gîtes d’été doivent être chauds pour le développement des petits. C’est pour cela que l’on retrouve les chauves-souris dans nos greniers et nos combles ou encore derrière nos volets. Enfin, l’automne est la saison des rencontres et des accouplements.

Les chauves-souris affectionnent une grande diversité de gîtes et d’habitats selon les saisons et les espèces : grottes, arbres, bâtis, ouvrages d’art, etc. Le bocage avec son réseau de haies et de cours d’eau, son élevage extensif et sa diversité en bâtis constitue un milieu propice aux Chiroptères.

Malheureusement, les populations de chauves-souris sont en déclin en France depuis de nombreuses années et ce, principalement, à cause des activités humaines : pertes de gîtes (bâtis, arbres, etc.) ; pertes de terrains de chasse et corridors de déplacements (haies, boisements, zones humides, ect.) ; pertes de sources trophiques (pesticides et insecticides) ; mortalités liées aux parcs éoliens et aux routes ; etc.

Mieux les connaitre pour mieux les protéger :

Les premiers inventaires deux-sévriens ont débuté dans les années 50 grâce à André Brosset. Depuis, on recense près de 23 espèces de Chiroptères différentes sur le département de 3 familles différentes : les Rhinolophidés (3 espèces), les Minioptéridés (1 espèce) et les Vespertilionidés (19 espèces).

Les observations chiroptérologiques proviennent des suivis annuels de sites d’hibernation et de mise bas (observation directe), d’études acoustiques sur des terrains de chasse, ou encore de captures temporaires (sous autorisation préfectorale).

DSNE a participé à 3 Atlas sur les Mammifères dont le dernier paru en 2011 (Atlas des Mammifères de Poitou-Charentes). Ces derniers valorisent les nombreuses données récoltées sur le département par les salariés et bénévoles.

L’association participe également au programme régional, porté par Poitou-Charentes Nature, « Chiroptères cavernicoles prioritaires en Nouvelle-Aquitaine ». Ce programme vise à étudier le fonctionnement des populations de Grand rhinolophe et de Murin à oreilles échancrées notamment, espèces typiques de notre bocage deux-sévrien. DSNE a également initié un programme « Chiroptères et bâtis agricoles » qui a pour objectif d’étudier les chauves-souris en contexte agricole, leur utilisation du bâti comme gîtes et des exploitations comme terrains de chasse.  

L’amélioration des connaissances sur les chauves-souris permet de mieux les protéger et de préserver leurs habitats. Grâce à un partenariat avec le Conservatoire d’Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine, 2 sites majeurs pour les chauves-souris sont protégés et suivis annuellement :

  • Le site Natura 2000 des Carrières de Loubeau est un site d’hibernation d’intérêt régional.
  • Le site Natura 2000 de la Citerne de Sainte-Ouenne est un site d’hibernation et de mise bas d’intérêt national.

Enfin, les actions de médiation et de sensibilisation (animations scolaires, grand public et SOS Chauves-souris) participent également à l’amélioration des connaissances et la préservation des chauves-souris.

Vous aussi, vous pouvez agir pour les chauves-souris !

En devenant « Refuge pour les chauves-souris », vous rejoignez un des réseaux départementaux les plus importants de France, avec près de 180 signataires.

Cette convention vous permet de vous engager pour la préservation de ces petits mammifères ailés grâce à des actions simples à mettre en place pour améliorer l’accueil des chauves-souris. Vous recevrez un panneau, un autocollant et un guide technique.

N’hésitez pas à nous contacter !

Nos partenaires financeurs :

SOS chauves-souris :

J’ai trouvé une chauve-souris chez moi, que faire ?

Avant tout, il est important de rappeler que toutes les espèces de chauves-souris françaises sont protégées par la loi. Par conséquent, la perturbation intentionnelle (destruction, mutilation, capture, naturalisation, transport, vente ou achat, etc.) ainsi que l’altération et la destruction de leurs aires de repos et sites de reproduction sont interdits.

Comme tout animal protégé, la manipulation d’un individu doit être strictement nécessaire et réaliser avec des gants.

Pour vous aider, vous pouvez suivre l’arbre de décision, proposé par le Réseau « SOS Chauves-souris » du Plan National d’Actions Chiroptères :

 

Le centre de soin, habilité à prendre en charge les espèces protégées en Deux-Sèvres, est l’Arche de Marie (06.67.41.83.58). Veilliez à prévenir l’établissement avant tout transport de l’animal.

Si vous n’habitez pas en Deux-Sèvres, vous trouverez l’association du réseau « SOS Chauves-souris » de votre région sur le site de la SFEPM (https://www.sfepm.org/sos-chauves-souris.html).

Je pense avoir une colonie chez moi, que faire ?

Quel plaisir de profiter de nos belles soirées d’été et du ballet des chauves-souris !

Ces dernières s’installent dans nos maisons quelques semaines en été, pour mettre bas et élever leur unique jeune de l’année. Elles recherchent des gîtes chauds pour le développement des petits et à proximité de terrains de chasse, riches en insectes (comme les moustiques !).

Avoir des chauves-souris chez soi est bon signe ! Cela montre que l’environnement est de qualité.

                                                                                                                                                 Grands rhinolophes – La Ronde 17 – Crédit photo : Maxime Leuchtmann

Mammifères nocturnes et donc très discrets, il est parfois difficile de s’apercevoir de leur présence. Elles apprécient les greniers et combles, les volets, les fissures de charpente ou de murs, etc. Ce sont souvent leurs petites crottes que l’on remarque. Le guano de chauve-souris ressemble à de petits grains de riz, noirs et friables. Ce dernier ne tâche pas et une bâche peut être installée pour faciliter le nettoyage. C’est également un bon engrais pour le jardin et le potager.

Etant exclusivement insectivores, les chauves-souris ne dégradent pas leur gîte et ne construisent pas de nid.

Les chauves-souris sont très sensibles aux dérangements. Si vous avez une colonie chez vous, n’hésitez pas à nous le signaler. Nous pourrons identifier l’espèce, compter la colonie et éventuellement vous guider pour améliorer la cohabitation. C’est en signalant vos observations, que vous contribuez à la préservation de ces petits mammifères protégés. 

Pour aller plus loin, voici quelques liens :

https://www.sfepm.org/sos-chauves-souris.html

https://plan-actions-chiropteres.fr/agir-pour-les-chauve-souris/sos-chauves-souris

Chauves-souris : premiers résultats des comptages hivernaux – 2017

Le mois de janvier marque le début des comptages hivernaux des chauves-souris au sein de notre région. En Deux-Sèvres, les quelques sites propices, disséminés un peu partout sur le département, ont été visités afin de connaître les effectifs des chauves-souris en hibernation.

Murins à moustaches c/M. Ricaud

Au total plus de 550 chauves-souris ont été comptées lors des sessions hivernales, de 12 espèces différentes (Grand et Petit Rhinolophe, Oreillard gris, Pipistrelle commune, Barbastelle d’Europe, Sérotine commune, Murin de Daubenton, Murin de Natterer, Murin à moustaches, Grand Murin, Murin de Bechstein et Murin à oreilles échancrées).
24 contrôles ont été effectués sur des Grands Rhinolophes avec un transpondeur (manip réalisée dans le cadre du programme régional Grand rhinolophe et trame bocagère). Le plus gros déplacement est une chauve-souris transpondée à la Chapelle-Saint-Etienne et retrouvée 42 km plus loin à Irais ! Des résultats encore plus impressionnants sont à venir dans les départements voisins, plus riches en cavités et sites hivernaux.

  • Une équipe de bénévoles et de propriétaires de refuges à Saint-Romans-lès-melles.
  • Une entrée de cavité à Saint-Romans- lés-melles.
  • Une Barbastelle cachée au fond d'une fissure.
  • Un Grand rhinolophe enveloppé dans ses ailes.
  • Un comptage sur la commune de Tourtenay.
  • Des murins plein de condensation.
  • Des cachettes parfois improbables !
  • Il faut regarder dans la moindre fissure.
  • Un Grand rhinolophe bien dissimulé
  • Programme Grand rhinolophe : une perche est nécessaire pour contrôler les individus en hauteur.
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  • Et un petit dernier Grand rhinolophe pour finir !
Une équipe de bénévoles et de propriétaires de refuges à Saint-Romans-lès-melles.1 Une entrée de cavité à Saint-Romans- lés-melles.2 Une Barbastelle cachée au fond d'une fissure.3 Un Grand rhinolophe enveloppé dans ses ailes.4 Un comptage sur la commune de Tourtenay. 5 Des murins plein de condensation. 6 Des cachettes parfois improbables !7 Il faut regarder dans la moindre fissure.8 Un Grand rhinolophe bien dissimulé9 Programme Grand rhinolophe : une perche est nécessaire pour contrôler les individus en hauteur.10 Une raquette positionnée à une vingtaine de centimètres permet de détecter la puce.11 Et un petit dernier Grand rhinolophe pour finir ! 12
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Voici quelques images des suivis de ce week-end organisés au sud et au nord du département, par le chargé de mission chiroptères de l’association, accompagné des bénévoles et des propriétaires des refuges. Ce fut l’occasion pour tous ces courageux volontaires de s’initier à la reconnaissance des espèces et d’en savoir plus sur leur cycle biologique. Merci à tous !

Une partie de ces sessions de comptages ont été financées avec le soutien du Fond de Vie Associatif de la Région Nouvelle Aquitaine, dans le but de former les bénévoles et les propriétaires de refuges pour les chauves-souris à la connaissance des espèces des Deux-Sèvres, de leurs gîtes et territoires.