MYTHES ET LEGENDES

Grenouille

grenouille météo

Grenouille qui danse

Histoires régionales :

Les grenouilles dans la littérature :

Hildegarde de Bingen, XII ème siècle : Le livre des subtilités des créatures divines Ch. V : La Grenouille (de frosch)

La grenouille est froide et un peu aqueuse ; elle ne détient pas de forces aussi mauvaises que le crapaud. Si on est atteint de goutte quelque part, sauf à la tête, on prendra une grenouille qu'on étouffera dans l'herbe ; on mettra un linge chaud sur le membre sur lequel s'acharne la goutte et on mettra la grenouille morte sur le linge, pendant un petit moment : la maladie disparaîtra de cet endroit pendant une année ou la moitié d'une année.

Ch.VI : La grenouille verte (De laubfrosch)

La grenouille verte est plus chaude que froide. Elle se développe grâce à l'air par lequel les arbres produisent leur verdure et leurs fleurs, c'est le moment où les esprits aériens tendent des pièges aux hommes plus qu'en d'autres temps, parce que les pensées de l'homme sont plus portées à la vanité du jeu et du rire. Et, tout comme la verdure des arbres croît alors, de même les hommes se livrent à l'idolâtrie et à beaucoup de sottises à l'aide de cette vermine, grâce à des procédés diaboliques. Si quelqu'un veut empêcher que les procédés diaboliques ne réussissent par l'intermédiaire de cette grenouille, il faut la jeter dans une source vive, pour qu'elle en soit toute humide ; après quoi plus personne ne pourra s'en servir à des fins diaboliques. Comme remède, elle ne vaut rien.


Crapaud

Crapaud

Histoires régionales :

Crapaud et princesse

Le crapaud dans la littérature :

Hildegarde de Bingen, XII ème siècle : Le livre des subtilités des créatures divines Ch.IV : Le crapaud (De credda)

Le crapaud a en lui une grande chaleur et une grande âcreté ; semblable aux vents dangereux qui accompagnent les éclairs, le tonnerre et la grêle, il a, dans sa verdeur, une sorte d'habileté diabolique. Il cherche à demeurer dans la terre et sous la terre ; il cherche à rester à proximité de l'homme, et parfois se tient tout près de l'homme, véritable danger pour celui-ci.
Si un homme a des scrofules, il prendra un foie de crapaud, le roulera dans la terre humide et, avec cette terre humide, il ira l'enterrer dans un autre sol, pendant neuf jours ; le dixième jour, il reprendra le foie, enlèvera la terre humide dans laquelle celui-ci aura été roulé et la fera sécher dans une marmite ; puis il la mettra sur les scrofules qui ne seront pas ouvertes, pendant trois jours et celles-ci disparaîtront certainement, à moins que l'homme en question ne doive mourir, ou que Dieu ne veuille pas sa guérison. Si les scrofules se sont ouvertes, alors on réchauffera au feu la terre susdite et on la mettra dans un linge qui a déjà reçu de la sueur humaine : on mettra d'abord une toile d'araignée sur les plaies, puis on placera par dessus ce linge, dans lequel on aura mis de la terre ; quand il aura perdu sa chaleur, on le réchauffera et on le remettra par dessus : on répétera cela deux ou trois fois, pendant trois nuits, et les scrofules sécheront. Cette terre sera bien mise dans un linge de lin, à cause de la pureté du lin, car le lin attire en lui les lividités, ce que la laine ne fait pas ; et il faut prendre un linge usagé, parce que celui-ci doit être plutôt chargé de sueur que neuf : il faut qu'il y ait de la sueur humaine, afin que tout ce qui est putréfié cherche à fuir cette sueur, qui a une odeur fétide : en effet, bien souvent, c'est le mal qui chasse le mal.

Ch. VII : Le Crapaud sonneur (De harume)

Le crapaud sonneur est froid : la chaleur qu'il a en lui n'est qu'infection et poison. Mais ce poison n'est pas assez fort pour que l'homme en soit grièvement blessé. La médecine ne trouve rien en lui.


Salamandre

Salamendre dragon

Histoires régionales :

La salamandre dans la littérature :

Hildegarde de Bingen, XII ème siècle : Le livre des subtilités des créatures divines ; Ch. VIII : La salamandre (De moll)

La salamandre est plus chaude que froide, mais sa chaleur se refroidit vite ; son venin est porteur de mort. Par elle-même, la salamandre ne fait pas beaucoup de mal à l'homme, mais les hommes sont tués par son poison s'ils en avalent. Le reste de ce qui est en elle ne vaut rien pour la médecine. »

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