
Contexte
De nombreux bâtiments publics, notamment les églises, hébergent des chauves-souris.
En 2005, avant étude, plus de la moitié des colonies connues d’espèces prioritaires étaient situées dans le bâti public.
La fermeture de ces gîtes potentiels contribue à la disparition des chauves-souris.
La lutte contre l’invasion des pigeons domestiques et leurs dégâts a conduit les municipalités à grillager les accès de ces bâtiments. Contrairement aux pigeons, les déjections des chauves-souris, également appelées « guano » ne dégradent pas les boiseries.

Le bâti public est une cible primordiale pour la protection des chauves-souris.
Les autorisations d’accès sont relativement faciles à obtenir et à terme, il est possible de généraliser des mesures de gestion pour tous ces bâtiments.
Les collectivités peuvent également sensibiliser leurs habitants et les inciter à étendre ces mesures au bâti privé.
A chaque espèce son exigence
Les espèces dites « anthropophiles » (proches de l’Homme) affectionnent plutôt les bâtiments, par exemple les combles des églises.
Exigences :
- Vaste espace
- Tranquillité
- Accès en vol
- Obscurité
- Chaleur importante (toits en tuiles, ardoises)

- Eglise de Vernoux-en-Gâtine
Des espèces plus « aquatiques » recherchent en priorité des ponts au-dessus de l’eau, en pierre ou en béton et possédant des disjointements.
Avantages :
* Protection contre les prédateurs
* Nourriture à proximité
* Micro-climat favorable des fissures

- Pont de Preuil
Où sont les chauves-souris ?
- Ponts : Murins de Daubenton...

- Combles : Colonies de Sérotines, Rhinolophes, Murins à oreilles échancrées, Grands Murins.
- Escaliers, mortaises : Grand Murin, Oreillard (isolés)

Télécharger le panneau "Pourquoi le bâti public".
